25 septembre 2009
Chacal Song (bis)
Texte réécrit pour Debout les Mots #4
Sur la musique de Lou Ysar "Les Oiseaux Loups"
J'ai tué les mirages,
mots d'amour qui ravagent.
J'ai mordu les mains qui
ont caressé ma vie,
et jeté les songes
comme on jette l'éponge.
Émotions qui rongent.
J'ai blindé mon cœur tendre
qui en crève d'attendre,
qui ne peut plus t'attendre.
Jeté les sentiments
au vent du néant.
Enfin seul dans mon trou,
fermé les verrous.
Du fond de ma tanière
je regarde la Terre
tourner, et je serre
mes rêves sur mon cœur,
une petite lueur,
en attendant les jours bonheur.
Dans mes poches
Texte "Les petits cailloux" réécrit pour Debout Les Mots #4
Sur la musique de Bastien Lucas "Trois cailloux Blancs"
Ma peau se souvient
Des morceaux de bois
Des petits bouts de verre
Du goût de la terre
Du goût du rire et du chagrin.
Dans mes poches, il y a des grimaces
Un pied d'nez et des étincelles
Il y a une petite limace
Trois cailloux dans mon escarcelle
Il y a mes huit ans pour de rire
Je n’suis pas pressée de grandir.
Jusqu'au bout de mes doigts
Ma peau se souvient...
Les morceaux de bois,
Les cailloux, les trésors,
Ils y sont encore,
Avec les rires et les chagrins.
Dans mes poches, il y a des étoiles,
Des comètes et un bout de lune.
Il y a trois ou quatre poils
Arrachés à l’Ogre des dunes.
Il y a le Petit Poucet
Et les cailloux qu’il ramassait.
Jusqu'au bout de mes doigts
Ma peau se souvient
Des morceaux de bois.
Des petits bouts de verre,
Ces fragments d'hier
Au creux de ma main.
Juste au bout de mes doigts
Un tout petit air,
Ma peau se souvient.
Sur le bout de mes doigts
Comme une clairière
Ouverte sur les lendemains.
19 septembre 2009
Le grand foutoir
Mon père était un bourgeois.
Ma mère une prolétaire.
Mon arrière grand-mère, on l'appelait sorcière ;
Mon grand-père, le Roi de la mécanique.
Mes oncles peignaient des tableaux ou régnaient dans l'artistique.
Mes tantes cousaient des robes pour les riches.
Ma grand-mère était nourrice et boniche.
Mon autre grand-père était mineur.
Pendant ce temps là,
Mon autre grand-mère prenait le thé chez sa sœur.
17 septembre 2009
Un lent strip-tease
Au fil des lettres je me révèle
Et toi
Jamais tu ne me poses de questions.
Peu à peu, du tissu de mes mots tombent des lambeaux
Les parcelles de ma vie se dévoilent,
Une robe qui se dégrafe et laisse mes épaules à nu.
Ton regard sur ma nuque remonte le cours de mes pensées.
Lentement, l'enveloppe glisse et le dos se fait jour
Laissant poindre sa cambrure.
08 septembre 2009
Présent singulier
Chanson offerte aux Sourires Trompeurs
(à priori bientôt...un jour... en liste d'écoute sur leur page myspace)
D'un zeste de tendresse
Ton regard sur mes fesses
D'un soupçon de caresses
Tu vois...tu vois...
J'ai juste envie parfois
De sentir tes baisers
Un peu fous et mouillés
Dans mon cou se noyer
Juste quelques instants
Conjugués au présent
Sans se prêter serment
Tu vois...tu vois...
J'ai juste envie parfois
De sentir sur ma peau
L'esquisse de tes mots
Qui me brûlent un peu chauds
Juste tes mains qui flânent
Sur mes courbes toscanes
"Sur tes hanches,Madame"
Juste quelques instants
Conjugués au présent
Sans se prêter serment
Juste quelques instants
Sans futur accablant
Sans passé, au présent
Composé simplement
07 septembre 2009
Le pont de l'Alma
Alma referme son cahier, range son stylo dans son sac, se lève, et cette nuit encore elle part...Rôder après son ombre, chercher cette éphémère sensation dans le regard des hommes qu’elle allume pour voir tout au fond si elle y existe vraiment, comme si leurs yeux-miroirs remplis de désir allaient la faire renaître. C’est l'heure où les bruits du quotidien s'effacent. Elle part.
Elle a enfilé des bas noirs sous son jean noir, passé un petit pull noir, et lâché ses cheveux. Bagnole, Paris , la nuit. Enfin elle se
sent bien. Elle se pointe dans ce bar, toujours ce même bar. Elle frappe à la porte, attend qu'on lui ouvre, et elle entre en roulant doucement des hanches. Elle s'installe à une table, étire ses jambes, puis d'un coup d'œil à la ronde elle mate la foule… : rien !
L’alcool roucoule dans son verre. Quelques gorgées lapées rapidement, elle a très soif, si soif de la nuit. Le ventilateur répand la fragrance de sa peau. Elle hume. Cigarette, fumée grise et bleue, pas de blues ce soir, elle n'attend rien, ni rien ni personne. Ce
soir elle se souvient que sa mère est définitivement morte, et même caresser les bruns et longs cheveux de Bruno ne remonterait pas le temps vers ce rendez-vous manqué. C'était toujours la même histoire, une histoire de bars où elle attendait simplement que la nuit se consume.
Rapidement ce soir là, sa tête et ses yeux remplis de fumée poisseuse l’étouffent. Elle quitte le bar. Il pleut déjà à moitié quand elle traverse le boulevard Saint Germain. Elle est garée assez loin et l'air frais lui rafraîchit le cerveau. Il faut qu'elle marche, qu'elle bouge, que ses jambes martèlent le pavé, écrasent un passé. Elle monte dans sa voiture, met vite le contact et elle roule, fuyant ce
Paris mouillé. Porte d’Orléans, périphérique, autoroute, elle avale les avenues et les kilomètres, très vite, de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’elle se retrouve sur une petite route de campagne déserte. Enfin le presque silence et la pleine nuit.
Elle roulait depuis un moment quand d’un coup dans la lumière acerbe des phares, violant l'obscurité, surgit une fine silhouette qui traverse la route. Une sorte d'oiseau perdu tombé sur le bas côté. Elle pile, émerge de sa torpeur. Ses yeux fixent la petite chose terrifiée sans comprendre. Il y a là sur le goudron mouillé quelque part sur cette route vide une enfant qui traîne. Toute menue, l’enfant disparaît dans son petit manteau bleu marine qu'elle serre très fort contre sa poitrine pour se réchauffer. Les boutons sont presque tous décousus, elle joue au fond de sa poche avec ceux qu'elle a récupéré. Elle semble avoir huit ans, tout au plus. Sur ses épaules, elle porte un petit sac à dos au tissu bleu parsemé de marguerites ; un sac à dos tout boursouflé. Ses chaussettes tombent en accordéon sur ses chevilles et ses tennis de toile sont trempées. Ses cheveux courts mouillés de pluie lui donnent l'air d'un moineau dont les plumes n’ont pas encore poussé. Elle a les yeux rouges et cernés. Sa bouche ne sourit pas. Au bout de son bras dans sa main crispée pend un nounours un peu dépouillé. Quand elle a entendu les pneus de la voiture crisser, la petite a sursauté dans un petit cri étouffé. Ohlàlà ! Elle avait encore faillit se faire écraser ! Un tremblement secoue tout son corps.
Alma descend de la voiture, se frotte un œil, relève la mèche de cheveux qui tombe sans cesse devant ses yeux, met les mains dans ses poches, pousse un grand soupir et se met à rugir :
- "Qu'est-ce que tu fous là ? Ça ne va pas de te balader comme ça la nuit sur une route déserte ! Et il pleut, t'es toute trempée ! D'où tu sors toi ?"
La môme tremblait toujours. Elle relève le nez et dit : "j'suis perdue. Je sais pas c'que je fais là."
- "T'as pas de parents ? Pas de famille ? Personne qui te cherche ?"
- "Non, j'ai mon nounours. C'est tout."
- "Ouais…c'est pas bien clair toutça..."
La petite Lucy baisse la tête. Elle regarde les lacets défaits de ses chaussures. Elle s’assied par terre sur le goudron pour les refaire. Puis elle replie ses jambes et pose son petit menton pointu sur ses genoux en regardant le ciel dans le vague. Un grand silence plombe la nuit. Lucy dans ses pensées, Alma qui se demande pourquoi ce genre de plan lui tombe encore dessus par une
nuit pareille !
- "Bon, allez, grimpe vite fait dans la voiture. Ça caille ici et il pleut. Et tu ne vas pas rester comme ça toute seule en pleine nuit. On va essayer de trouver un café ouvert à cette heure là et tu vas me raconter comment t'en arrivée ici au milieu de la route." dit Alma en ouvrant la portière de sa voiture.
Lucy se relève en grognant. Elle ramasse son ours déplumé et s'assied sur le siège avant. "Faut que je boucle la ceinture ?"
- "T'as intérêt ouais." lance Alma avec un regard tout noir.
Alma roule moins vite maintenant. Du coin de l'œil, elle observe la petite qui joue machinalement avec les élastiques de ses chaussettes. La môme a le visage boudeur, une sorte de moue incrustée qui lui ternis le minois. La nuit était assez douce. Alma ouvre la vitre et allume une cigarette. Elle aime bien ces heures tranquilles où elle peut rouler sans but. Elle avait quitté Paris il y a à peine une heure. Puis elle avait pris la première autoroute qui se présentait, pour finir au hasard sur cette route en plein milieu des champs. Elle non plus ne savait pas ce qu'elle faisait là. La voix de Lucy l'extirpe de ses mauvais souvenirs "Où on va comme ça ? On est où là ?"
- "Plus très loin de Paris. On va sortir à la Porte d'Orléans. On trouvera bien un café ouvert par là. T'as pas envie de me dire ce qui s'est passé, plutôt ?"
Lucy serre les lèvres. Elle secoue la tête d'un non farouche.
"Bon, ça promet." dit Alma "Si tu ne me racontes rien je ne pourrais pas t'aider."
Lucy la regarde d'un air moqueur. Un brin de sourire réveille enfin sa bouche enfantine.
- "Fais gaffe ! Y avait un feu rouge ! T'as failli le rater !"
- "Oh ! Ça va. C'est moi qui conduit ici."
- "Ouais mais bon, déjà que t'as failli m'écraser tout à l'heure."
- "De toutes façons, c'est pas une heure pour marcher au milieu de la route. Et puis tu es une vrai petite peste !"
Lucy se renfrogne " Non mais tu vas pas t'y mettre aussi toi ! Je ne t'ai rien demandé moi hein !"
Fini la pluie. Le pavé luit encore des reflets moirés que font parfois les taches d'essence sur le goudron. Périphérique. Porte d'Orléans. Boulevards extérieurs…Alma aperçoit un café qui semble ouvert. A cette heure matinale, il faut les compter sur les doigts d'une seule main, les cafés ouverts ! Il n'y avait plus qu'à se garer et y aller. Le jour commençait à poindre et auréolait la capitale d'une lueur blafarde. Les réverbères écrasaient les dernières ombres, et l'odeur des rues devenait âcre des effluves des caniveaux pas encore balayés. Lucy s'était endormie la tête contre son nounours. L'épuisement de la route et les longues heures de veille avaient eu raison de son entêtement à résister au sommeil. Ses yeux avaient commencé à papillonner et son corps s'engourdir. Alma s'était tue. Lucy avait regardé la pluie faire de petites rigoles sur le pare-brise. Avec la vitesse de la voiture, chaque goutte d'eau
en rejoignait une autre et se mettait à couler en accéléré. Toutes ces ramifications mouillées s'entrecroisaient sans jamais se rencontrer. C’était marrant de les suivre des yeux. Mais le paysage de ce pare-brise ressemblait tellement aux larmes qui coulaient souvent sur ses joues. Lucy s’était mise à penser à sa famille, puis le sommeil l’avait aidée à s'enfuir.
Alma coupe le contact. Dans le silence de cette nuit étrange, elle regarde Lucy dormir, roulée en boule sur le siège. Songeuse, elle allume une autre cigarette et regarde la fumée partir en boucles et s'évanouir dans l'espace. Elle n'avait pas envie de réveiller la môme. Lucy semblait un peu plus sereine, assoupie comme un chaton. Puis elle l’a vu bouger, remuer un bras, ouvrir un œil encore absent. Le silence du moteur éteint et l'arrêt des vibrations de la route avaient du la faire réagir. Lucy s'étire et s'ébroue en
frottant ses yeux gonflés. "On est arrivées ?"
- "Oui, on y est, dit Alma, Bon, tu te réveilles ? On y va."
- "Ouais, ouais, du calme, on y va." lâche Lucy toute grognon.
Alma ouvre la portière et sort de la voiture. Elle se sent la peau poisseuse et rêve d'une douche bien chaude.
Cette douche du petit matin…. C'était le moment qu'elle préférait. Celui où épuisée de ses excursions nocturnes, elle rentrait chez elle d'un pas un peu traînant. Alors elle jetait son sac sur le divan carmin, virait ses chaussures d'un coup de jambe fendant l'air et faisait le tour de l'appartement pieds nus en semant ses fringues dans toutes les pièces. Elle allumait la chaîne pour mettre un air de blues qui balançait bien. Elle grillait une cigarette en se démaquillant dans la salle de bain. Il y avait toujours des traces de nicotine sur le bord du lavabo. A sa mémoire surgissaient de vieux reproches -"J'en ai marre de me laver dans un cendrier ! Alma, t'es chiante !" - D'un coup d'éponge, elle effaçait la nicotine et les souvenirs pesants.
Puis elle observait longuement son corps nu dans le miroir en étirant les bras, creusant son ventre et laissant sa cambrure se tendre en arrière ; un petit sourire flottait sur ses lèvres lorsqu’elle regardait sa croupe. Elle filait sous la douche, attendait que l'eau soit bien chaude pour la faire couler de sa nuque au bas de ses reins. Elle restait longtemps sous la caresse de cette eau, jusqu'à ce que la moiteur envahisse la pièce. Elle en ressortait lavée de ses doutes et de ses errances, se séchait dans une grande serviette d'éponge moelleuse en frictionnant son dos. Elle s'allongeait nue sur son lit ouvert aux draps fraîchement repassés ; la musique continuait de tourner. Une dernière cigarette, tranquille, enfin posée, et elle éteignait la lumière pour s'endormir profondément. Au matin, elle se réveillait toujours l'esprit embué de ses nuits vagabondes. Elle restait dans son lit, la radio en sourdine, laissant les pensées défiler et tourner dans son crâne encore assommé de vapeurs diverses. Il lui fallait au moins trois heures pour émerger totalement. Trois heures, cinq cafés, et encore une bonne douche.
Elles étaient maintenant assises l’une en face de l’autre au café devant cette table en formica rouge. Alma ne savait pas où poser ses bras entre les ronds poisseux des verres restés marqués de la veille. Le serveur arrive enfin avec son éponge et un chiffon crasseux.
-" Elles prennent quoi les demoiselles ? "
Alma commande. Café pour elle, chocolat pour Lucy. La môme est affalée sur la table. Le nez dans son nounours elle dort encore à moitié. Elle serre les dents. Elle n'a pas envie de parler. Pas envie de raconter son histoire. Ils font chier tous ces adultes à toujours vouloir comprendre ce qu'elle a dans la tête. Ça sert à rien, jamais à rien, ils ne la comprennent jamais.
Alma la regarde…elle sourit en coin et lui lance : " Bon…tu te décides ? Ou je vais finir par être obligée de t'amener chez les flics…Désolée ma petite, mais je ne peux pas me permettre de te trimballer comme ça avec moi. T'es mineure, t'es pas ma fille.
Tu piges ça ? "
Lucy tire la langue." Rien à foutre ! De toutes façons je veux pas retourner chez ma mère."
- "Elle t'a fait quoi ta mère ? Elle t'a battue ? "
- "Non même pas. " Lucy se marre. Non, elle ne lui a même pas filé une baffe, sa mère. Justement, elle la disputait mais ça n'allait jamais plus loin, comme si elle était transparente. Alors Lucy s'est enfuie. Cette fois ça la ferait peut-être réagir.
…/… à suivre
04 septembre 2009
L'arbre aux mirages
Dans cette forêt, il y avait un grand arbre...
Un grand feuillu aux racines bien plantées et aux branches qui poussaient bien droit, aussi droit qu'un chemin tout tracé.
Un arbre qu'on disait en bonne santé. "L'Arbre", qu'on l'appelait. Comme s'il n'y en avait qu'un sur terre, comme s'il était le seul digne de ce nom. Et il était le seul, auquel les pères reconnaissaient valeur et moralité.
A force de tempêtes et d'orages, L'Arbre mourut. Peu à peu il perdit ses feuilles et ses branches tombèrent, tordues ; jusqu'au tronc qui lui aussi s'effrita pour ne devenir qu'une vieille souche où les champignons poussaient dessus.
Je venais souvent me promener et le regarder, rêvant d'être aussi grand et tout droit tracé. Puis je l'ai vu mourir...emportant avec lui toutes mes belles images inculquées. Soudain il fit froid et je me retrouvai nu.
Longtemps je pleurai sur cette icône et sur mes illusions perdues.
Un jour où mes larmes finirent par sécher aux quatre vents de la misère, je relevai mon visage et mes yeux s'ouvrirent.
Derrière cet arbre qui n'existait plus, je découvrais la forêt et la multitude d'essences qu'elle m'offrait.
30 août 2009
Eaux libres
Une petite pluie vient parfois se poser sur mes mots
A pas feutrés
Elle se vient se baigner
Entre mes lignes
Sans bruit.
Une rosée si discrète
Qu'on la remarquerait à peine si je ne connaissais la douceur de ses eaux.
Alors nos âmes se frôlent et se parlent
Sans mots
Dans ce simple silence fraternel et chaud.
28 août 2009
Regards
Pendant que j'avais le dos tourné, j'ai senti son regard explorer mon visage, observer les années qui ont défilé sur mes traits.
Et mes lèvres s'étirent dans sourire.
S'il était face à moi... la tête un peu penchée sur le côté, c'est à lui que je sourirais, de mon visage tout entier.
27 août 2009
Merci Madame Game One
Plutôt que d'utiliser mes Docs toutes neuves pour passer sur le capot des voitures qui s'arrêtent sur les bandes blanches des passages piétons, ce matin j'ai testé un autre truc :
Le regard laser fulgurant plongé intensément dans les yeux du conducteur, ce qui déclenche instantanément une forte pression du pied droit dudit conducteur sur la pédale de frein et stoppe la voiture AVANT les bandes blanches des passages piétons.
....Je devrais arrêter de regarder Naruto le matin avec mon fils.
(Oui mais pourtant ça marche...)





